vendredi 2 juin 2017

Peser sur le bouton accepter

Les gens qui nous marquent.   Je remonte en 2008, dans une période trouble de mon existence. Je me retrouve dans un lieu pour protéger ma vie. Une dame assise tout près de moi et elle m’observe. Elle se trouve là pour des raisons semblables.   Elle s’installe à côté de moi dans la salle à manger et elle me demande si elle peut me parler. Je lui réponds sans problème.   Elle me lance une phrase qui m’a perturbé depuis belle lurette. Elle se présentait comme ceci : (que j’ai toujours vécu ma vie comme si je sentais que j’allais mourir jeune !) Recevoir ceci en pleine face à l’époque d’une parfaite inconnue ça m’a scié en deux.

Ces temps derniers semblent plus propices pour prendre conscience de certains aspects inexplorés sur moi-même.   J’ai dû ralentir pour des raisons de maladie. Mon cas aurait pu figurer comme fatal dans mes deux épisodes d’embolie pulmonaire (2013 et 2017). 

Oui, j’admets que j’ai toujours obtenu un agenda bien rempli autant personnel que professionnel. Moi, lancer des projets, être impliqué dans des causes ou des événements ça paraissait normal. J’ai grandi dans un univers parental très affairé. Chez nous, la place à l’ennui apparaissait rarissime.
Ma psy a réussi bien des choses sauf à me faire supprimer les activités à mon calendrier. La vie me montre actuellement, par ma condition physique, elle m’apprend à ralentir et à prendre le temps de respirer. Ma capacité physiologique, je reste encore dans l’incertitude quelle soit limitée. La période à laquelle je tenais un agenda bien rempli demeure à l’époque actuelle révolue.

Je suis en train d’accepter ce nouveau mode vie.   Une marche qui engendrait 20 minutes avant, elle me prend aujourd'hui, 1 h 30. La notion du temps a embrassé une tout autre forme.

Cette situation m’a mené à découvrir une peur. Je connais des  gens autour de moi qui sont partis trop tôt (à un jeune âge). Mon vécu m’a emmené à ne rien tenir pour acquis. Je suis quelqu'un qui possède une curiosité débordante. J’ai la crainte de ne pas être capable de tout réaliser dans une vie et d’avoir raté le bateau.   Je m’assume ! J’y travaille !


Le 6 décembre 1989, je me souviens.

  Lettre à Geneviève C. Nous sommes connues à époque, nous habitions Rosemère, Nous n’étions pas amies, nous avions une amie commune Nathali...